Nos armes et costumes

 
 

La Rapière

A l'origine, les combats étaient réalisés par des hommes revêtus de lourdes armures gênant leurs mouvements. Ainsi, les chevaliers médiévaux, tels Ivanhoé et Lancelot, maniaient à deux mains de lourdes épées destinées à pourfendre l'adversaire.

A la fin du XVIème siècle, l’épée est détrônée par la rapière qui se révèle plus efficace. En effet l'apparition des armes à feu rendit les armures inutiles ce qui permit l'apparition d'armes plus légères. La rapière s'utilise à une main, ce qui permet une escrime beaucoup plus fine, à la fois d'estoc (pointe de l'arme) et de taille (tranchant de l'arme). Munie de quillons destinés à briser la lame adverse, elle possède une coquille – souvent très décorée - derrière laquelle la main du bretteur (d'Artagnan, Lagardère) se protège, gantée de cuir et non plus de métal, assurant ainsi une meilleure précision des mouvements de pointe.

Durant les XVIIème et XVIIIème siècles, l'utilisation de la dague et de la rapière se développa encore de façon importante. C'est aussi l'époque où elle céda la place à des armes encore plus légères, uniquement d'estoc, notamment le fleuret. C’est la période des petites épées de cour.

Gerald Weland estime que la rapière apparaît d’abord en Espagne pour se développer essentiellement en Angleterre où elle est devenue particulièrement populaire. Un édit élisabéthain de 1571 fixe les caractéristiques de cette arme.
C'est d'ailleurs de cette origine espagnole que provient le mot « rapière ». En effet, on appelait cette arme « la espada ropera », c'est-à-dire l'épée que l'on portait avec ses vêtements (ropa en espagnol), « à la ville », par opposition aux armes plus lourdes utilisées sur les champs de bataille.

Quant au sabre, arme avec laquelle le tireur (Zorro, Fanfan la Tulipe) touche d'estoc et de taille, il apparut au début du XVIIIème siècle et fut utilisé dans les différents corps d'armées. Il demeure aujourd'hui un attribut essentiel de l'uniforme de nombreux régiments.

La dague

Suite à l’abandon de l’épée à deux mains pour la rapière, le bretteur pouvait se munir d’une seconde arme qu’il tenait à gauche : la dague. Cette arme est dite pour cette raison « main gauche » (quoi qu’on puisse aussi s’en servir à droite) ou « miséricorde » car elle faisait rendre grâce à l’adversaire. Le célèbre « coup de Jarnac » porté par Guy Chabot - septième Baron de Jarnac - sur le jarret de La Châtaigneraie le 10 juillet 1547 eût été plus facile à exécuter à l'aide d'une dague plutôt qu'une épée !

Sorte de long stylet, la dague servait à renforcer les actions de la rapière qu’elle accompagnait normalement toujours dans l’équipement des gentilshommes. Elle se portait sur le côté de la ceinture, dans le dos, ou cachée dans une botte.

La lame des dagues est aussi travaillée que celle d’une rapière. La dague Renaissance qu’on voit sur de nombreuses reproductions a une lame assez fine. La protection de la main est modeste et se résume à deux petits quillons ouvragés, courbés et dressés vers la pointe de l’arme.

Elle a été utilisée du début du XVIème jusqu’à la fin du XVIIème siècle. En Espagne, on s’en servait encore au XVIIIème siècle. La dague espagnole a un style propre. Elle est dotée de quillons droits et allongés qui ressemblent à ceux d’une rapière et la main est largement protégée par une coquille triangulaire souvent très ouvragée.

Le costume

Le costume est l’ensemble des éléments vestimentaires qui permettent d’interpréter un personnage. C'est grâce à lui que nous positionnons les duels dans une époque particulière ce qui donne toute sa crédibilité au jeu de scène. Spécialisés dans l'Escrime des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles, nous sommes très attachés à la l'exactitude ou la vraisemblance des habits et accessoires que nous portons. Le costume n'est pas un déguisement !

Il débute souvent par une simple chemise, puis un gilet. Au début souvent passe-partout et achetés dans des boutiques spécialisées, ces premiers éléments de costume permettent de ne pas trop débourser tout en débutant dans les spectacles. Chacun est par la suite libre de prendre le temps de se forger sa propre idée du costume de ses rêves, qui sera à n'en pas douter plus coûteux !

Ils sont ainsi le plus souvent le fruit du travail de vrais costumiers et sont adaptés au combat. Le tissu choisi est plutôt épais et résistant pour permettre les chutes et facilement lavable. Les pantalons sont souples pour permettre tous les déplacements comme les fentes. Les chemises légères et larges, pour éviter de transpirer et permettre tous les mouvements d'escrime. Souvent les gilets lourds et épais ont une crevée au niveau du dos qui permet de libérer les épaules.

Ensuite viennent bottes, chapeaux et gants qui sont des accessoires indispensables à la finition du costume. Ce sont ces détails qui déterminent la crédibilité du costume et du personnage, surtout quand les spectateurs sont très proches.

Le baudrier est également très utile pour les bretteurs. Il s’agit de pièces de tissus ou de cuir qui servent à tenir les armes (rapière, dague) à la ceinture, sur le flanc ou dans le dos.

Où les acheter ?

Rapière et Dague

Les répliques de rapières et de dagues sont différentes de la plupart des reproductions d'armes blanches puisqu'elles sont faites pour le combat réel. Elles sont en vente dans des magasins spécialisés :

En fonction du degré de sophistication du modèle choisi, les tarifs vont nécessairement évoluer.  Pour autant, une rapière correcte destinée à l’entraînement est accessible à partir de 120€ et une dague à partir de 80€.

Les baudriers

Il est difficile de trouver des baudriers dans le commerce, qui plus est des baudriers solides et équilibrés. Les Lames sur Seine font établir un modèle de baudrier en série limitée vendu aux alentours de 50€.

Les Costumes

Vous pouvez trouver des costumes dans de nombreuses boutiques en ligne, comme sur le site de « Theatr’Hall ». Les prix sont chers mais les produits sont de bonne qualité (chemises à partir de 60 €, gilets à partir de 100 €).

L’escrimeur aguerri pourra également se faire faire des costumes sur mesure par un costumier. Cette solution, plus chère, permet d’avoir un costume adapté à un rôle précis. Le prix dépend du tissu et du nombre d’heures de façon.

Bottes, Chapeaux, gants

Nous avons passé certains accords. Contactez-nous pour plus de renseignements.